Arnaud, à la vacation de l’organisation du samedi 10 décembre, 4h30:

   « Hier, en fin d’après-midi, heure française, il y avait 40 nœuds à peu près, la mer était désordonnée.  Mais bon, ça n’a rien à voir avec les conditions, mon chariot de têtière a à nouveau cassé, comme il avait cassé il y a 10 jours à peu près. Comme la nuit tombait, je suis resté comme ça toute la nuit. Le vent a molli à 20 nœuds assez rapidement. J’ai préparé un autre chariot car j’ai d’autres chariots pour pouvoir le changer.

10 12

   Au lever du jour, à 1 heure du matin, j’ai affalé la Grand-Voile entièrement. J’ai enlevé les 2 chariots qui tiennent la têtière. Il y a une plaque en ferraille qui est douteuse. J’ai enlevé cette plaque et je l’ai remplacé par des lashings (cordages).

   J’espère que maintenant ça va tenir et, à la fois, il y avait 2 chariots à billes et maintenant j’ai mis un chariot à billes et un à friction. Sportivement c’était intéressant de continuer avec ce front mais évidemment il m’a rattrapé. C’est pas plus mal pour la bricole, c’est moins bien sportivement.

   Là, j’ai un petit 15 nœuds avec une mer désordonnée du fait du passage du front. Un vent qui est plein Ouest et il pleut depuis un moment. J’ai fait la bricole sous la pluie et là j’ai hâte de me faire une petite soupe ou un petit café mais bon…

   L’essentiel c’est que je puisse repartir, que je sois en route. Le reste, c’est secondaire. »

 

Arnaud ajoute ensuite, par mail:

« Bricolage au lever du jour sous la pluie c’est mieux! Là, je suis trempé, mais en route à nouveau dans du vent faible!

 On avance, on continue ! En plus, mon albatros m’a quitté, avec le front qui aurait pu m’amener proche du sud de l’Australie. On va composer avec.

Pauv’ petit bateau blessé… »