» Bonjour bonjour,

L’Indien, cet Océan tant magnifique et surprenant. Oui, l’Indien avant de me quitter m’a scalpé ma voile en souvenir : « à dans 4 ans ou avant mais, n’oublie pas Nono, on ne traverse pas comme ça mon territoire. »

Bon bein voilà, je le prends bien (moyen quand même) et je n’ai pas le choix.

En fait, je remarque que chaque semaine je dois descendre ma toile à 100%. Pour ceux qui ont déjà fait du bateau Imoca ou bateau à forte corne (corne, c’est cette partie carrée de la voile en haut qui fait très jolie mais compliquée à gérer techniquement dès qu’il y a un soucis. Bon, surtout, c’est performant… enfin, il parait !!! et pis ca fait « RACE »), c ‘est toujours très compliqué de descendre tout et là, il va falloir que je démonte un chariot, ou plutôt que je le désolidarise du rail du mât, pour accéder à la latte cassée et la changer ; bref détails techniques.

Donc descendre pas facile, remonter par 25 / 30 nœuds, bon, là je dois avouer que c’est un jeu de patience, de dépense physique, de désolation des fois!
L’histoire devrait me prendre 2 heures hors taxes…

3m 47, a dit Pierre à terre, voilà la taille de la latte. Celui-ci, réveillé en pleine nuit par ce scalpe, va peut-être aussi me scalper à l’arrivée de l’avoir réveillé par cet email!

Mon Indien d’Océan, j’ai pris note et je te promets que je ne voyais pas à la légère ce passage.
Dans ma caverne, ou tanière, je vais préparer cet « instant bricolage » en pensant à toi, sacré Indien.

PS : si tu pouvais dire à ton copain Pacifique que tu m’as déjà scalpé, ça m’arrangerait beaucoup.
Amitiés

Voilà, vous avez compris, j’essaie de mettre du second degré dans cette « mini » déconvenue.
Ca fait toujours mal quand le plumeau de son vaisseau est abimé.

Arnaud, scalpé à bord de La Mie Câline, un jour de décembre 2016 (ha oui, le 20) »

 

Message reçu mardi 20 décembre.