• Dans un mois jour pour jour, Arnaud Boissières s’élancera sur La Mie Câline contre 28 autres concurrents pour son troisième Vendée Globe consécutif.
  • La Mie Câline est déjà en mode course, comme nous l’explique son boat captain.
  • L’aboutissement d’une préparation menée tambour battant.

 

A un mois du départ, que reste-il sur la job list du skipper et de son team ? Pas grand-chose si l’on en croit les intéressés qui semblent sereins et concentrés. Tout en sachant que l’ouverture du village dans une semaine va accélérer le compte à rebours. Etat des lieux avec le skipper et son boat captain Guillaume Le Fur.

« La pression monte doucement… Ça devient un peu plus difficile de se garer. On voit que le départ approche ! » s’amusait hier Arnaud Boissières sur le ponton, venu accueillir Kito de Pavant (Bastide Otio), quatrième concurrent à amarrer son 60 pieds aux Sables d’Olonne. D’ici le 15 octobre, date d’ouverture officielle du village du Vendée Globe, ils seront tous là et la fête pourra vraiment commencer. Cette montée en puissance sera aussi la période la plus difficile pour l’équipe d’Arnaud, faite de contraintes et de sollicitations. Un vrai tourbillon, le lot de tout grand événement sportif à vrai dire, pendant lequel il faut conserver la tête froide. « D’ici le départ, chaque journée compte, explique Guillaume Le Fur, boat captain. Elles sont plus compliquées à la fin car tu peux mettre deux heures pour aller du chantier au bateau. Et la question qui te taraude jusqu’au bout c’est « qu’est-ce qu’on peut bien avoir oublié ?! »

Heureusement, la préparation menée sur le bateau depuis un an, qui s’est accélérée depuis la rencontre avec La Mie Câline à Noël, a laissé peu de place au hasard (même si le Vendée Globe en réserve toujours !) « Nous avons vidé le bateau, tout étalé sur de grandes tables au chantier et nous procédons au tri systématique pour mettre La Mie Câline en configuration course, ajoute Guillaume. Hier, la grand-voile a été installée sur la bôme. Dans l’ensemble, on est bien. Le seul dossier sur lequel nous ne sommes pas vraiment en avance est celui de la vidéo, mais ça va se régler dans les jours qui viennent. »

Comme l’impose le règlement, deux caméras sont installées à poste fixe, l’une à l’intérieur, l’autre à l’extérieur. Arnaud aura en plus quelques « paluches », petites caméras mobiles pour saisir sur le vif les meilleurs moments de son tour du monde.

En attendant, une dernière navigation de 48 heures est programmée la semaine prochaine, puisqu’une fois le village ouvert, les bateaux n’ont plus le droit (sauf dérogation) de quitter le ponton. De quoi vérifier une ultime fois les réglages de gréement et de voiles, faire quelques dernières marques sur les bouts et surtout tester l’éolienne de secours censée palier à une défaillance électrique de l’hydrogénérateur. Le reste n’est que détail, peaufinage de l’ergonomie, bidouilles destinées à se rassurer…

Un mois, c’est court et long à la fois… C’est le temps que met un 60 pieds pour avaler les mers du Sud de Bonne Espérance au cap Horn ! Mais c’est aussi le temps qu’il faut pour rentrer du même cap Horn aux Sables d’Olonne… « En course, c’est bien connu, conclut Arnaud, la question n’est pas le temps que tu mets mais d’en mettre un peu moins que les autres… »